|
Comment s’est formé le groupe ?
Picrate et moi avons grandi dans le même quartier. Même chose pour Rezo et LO. On s’est tous connu par le rap. Ça fait quinze piges qu’on bosse ensemble. A l’époque on faisait partie d’un collectif qui s’appelait Maudit Gang. Depuis 2003 on a reformé le groupe Carpe Diem. L’histoire a commencé là. C’était un collectif de 10 mc’s, cinq paires de deux, qui a explosé à cette époque. A part nous, il y a deux mc’s qui ont continué, ils font partie de Never Slave Music, et qu’on retrouve sur notre album, sur le titre « Regard aveugle ». C’est Monsieur Rézo qui, suite à l’éclatement du collectif, a souhaité monté le groupe Carpe Diem.
Votre discographie, en quelques mots :
Notre premier projet, « Notre silence a son mot à dire » est un cd promotionnel. On y retrouvait des morceaux posés à droite à gauche, et d’autres qui trainaient dans le tiroir. On l’a distribué partout, jusqu’en Belgique et en Suisse. En 2007, on a fait le street-album « En temps voulu » puis le second, « Notre silence a toujours son mot à dire » cette année, en 2009.
D’où vient le nom du groupe ?
Quand on a formé le groupe, on a réuni les gens avec qui on avait le plus d’affinité. Tout le monde était "opé", c’est une histoire de cœur avant tout, sans calcul. Le nom « Carpe Diem » reflétait bien notre état d’esprit dans le rap, par rapport aux histoires qu’on a pu avoir. Ça fait quand même 15 piges qu’on rappe, et on commence à entendre parler de nous. On ne se prend pas trop la tête dans le rap, si ça doit exploser tant mieux. Carpe Diem, pour nous, ça veut dire : vivre le moment présent. C’est notre état d’esprit. De plus, une expression latine pour nom de groupe, c’est assez original.
Le travail en équipe coule tout seul ?
Comme dans toutes les familles, il y a des divergences. Mais ce sont des futilités. On en rigole ensuite. Parfois, quand on doit se voir pour bosser quelque chose, on passe plus de temps à rire qu’autre chose. Tout en gardant le sérieux lorsqu’il faut bosser !
Dans quel style de rap vous situez-vous ?
On a du mal à définir notre style, car on n’est pas partie de cette démarche-là. Des gens arriveraient à le faire peut-être. Au départ, on ne nous prenait pas pour des Marseillais. C’est pour cette raison qu’on a fait le morceau « Département 13 », pour clore le débat. Au niveau des influences, il n’y en pas de particulières, même si on a kiffé certaines choses évidemment. Il n’y a pas de rappeurs au dessus des autres. Comme pour le foot, à la base tu kiffe le rap, donc tu as envie d’en faire, ça vient souvent comme ça.
|