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    Interview - Mokless

Jamais dans la tendance... Plus de dix ans après les premiers succès de son groupe La Scred Connexion (avec Fabe, Koma et Haroun), Mokless présente son premier effort solo : "Le Poids des Mots". Pour nous, il revient sur la genèse de la Scred, des premières rimes grattées pour le fun aux apparitions sur les mixtapes de Cut Killer, et sur le travail d'orfèvre qu'il a fournit sur cet opus.

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Quelle est l'origine de ton blaze ?

Il faudrait le demander à ma mère en fait (rires). C’est mon prénom. Avant à Paris, on parlait souvent verlant donc c’était Klessmo. Avec le temps j’ai trouvé que Mokless ça sonnait aussi bien et que c’était authentique, c’était mon prénom...

Comment as tu découvert le Hip Hop ? Comment l’as tu traversé ?

Mon grand frère qui était à l’internat revenait le week-end avec des cassettes, sur les faces A il y avait que du Funk et sur les faces B que du rap Français. Il y avait aussi H.I.P / H.O.P avec Sydney sur TF1. J’y ai plus découvert le break parce qu’il y avait moins de rap durant l’émission. J’avais 10 ans à l’époque et je me suis intéressé petit à petit à cette culture

A 14 ans, j’ai créé mon premier groupe avec des amis du collège. A cette époque, je n’écrivais même pas mes textes, l’école me demandait déjà de faire une rédaction, c’était déjà trop fatiguant pour moi... Il y en avait un dans notre groupe qui se chargeait d’écrire les textes pour nous. Enfin c’est ce que je croyais : dix ans après j’ai su que c’était son grand frère qui les écrivait (rires).

Puis deux, trois ans après, j’ai voulu écrire moi-même mes textes. Aujourd’hui, les jeunes ont tous les jours du rap dans les oreilles, même bébé il en avait dans l’oreille (rires) alors que nous à l’époque... On avait pratiquement rien. Quand j’ai commencé j’ai fait des textes qui ne parlaient de rien. Jusqu’au jour où j’en ai fait un que je trouvais bien, même si après je me suis dit que ce n’était pas ça. Et de fil en aiguille, j’ai fait un morceau qui parlait de quelque chose de précis. Et là je me suis vu évoluer et du coup tous les jours j’écrivais, c’est en forgeant qu’on devient forgeron... C’est en écrivant qu’on devient rappeur.

J’ai commencé à faire des sons en solo puis peu de temps après j’ai rencontré Haroun qui m’a fait des instrumentales. En même temps il écrivait des textes mais en scred parce qu’il ne voulait pas que cela se sache. Puis à force nos maquettes tournaient dans le quartier. Koma nous emmenait dans des studios de répétitions. On était impressionné par le matos, on était bien petit... Et de là, avec Koma, on faisait des petits freestyles.

Puis un jour Cut Killer demande à Fabe et Koma s’ils connaissaient des rappeurs pas très connus pour poser sur une mixtape "Paris, banlieue, province". En fait c’était une triple mixtape et Fabe et Koma ont parlé de nous. On a été chez Cut Killer enregistrer puis la cassette est sortie. En plus on était les premiers sur la face A. Mais ce n’est pas comme les CDs d’aujourd’hui : une cassette il faut la rembobiner, faire avance rapide... Donc si tu es au milieu il se peut que l'on ne t’écoute jamais (rires).

Par la suite, vu que le concept a bien marché, il a voulu reprendre le même concept et inviter des rappeurs connus avec des rappeurs inconnus. Mais cette fois ci c'était sur CD. On a posé, moi et Haroun avec Koma et Fabe et le morceau s’appelait "Scred Connexion", c’était un titre de chanson et pas le nom d’un groupe, c’est devenu le nom de groupe parce que juste après on avait fait une tournée Scred Tour.

Par la suite Koma sort son album solo "Le réveil" et à partir de là, on ne s’est plus quittés. On a enchainé les projets, les concerts un peu partout… C’est là que l’aventure a vraiment commencée et la suite tu l’as connais. "Scred Connexion 99/2000", "Scred Selexion 1" et "Du Mal à se Confier"…Puis les années se sont enchainées pour revenir avec un album en 2009 "Ni Vu Ni Connu"… et mon album solo "Le Poids des Mots" en 2011.

Pourquoi as-tu mis autant de temps à sortir un album solo ?

Un album solo c’est énormément de travail. Un album de la Scred Connexion, je faisais 25% du travail vu qu’on était quatre. Pour un album solo, il fallait que je trouve 100% des thèmes, que j’écrive 100% des chansons et que je choisisse 100% des instrus. C’est un travail énorme. J’ai beaucoup essayé sur ce projet, certains morceaux, je les ai rappés sur 4, 5 instrumentales différentes, jusqu’à trouver la bonne. J’essayais de nouveaux flows, j’ai cherché pour arriver à cette qualité-là.

Que penses-tu du paysage du rap actuel ?

Je pense que c’est bien pour eux après ce n’est pas forcément le rap que je fais. Le rap c’est une compétition donc des fois on se tire un peu dans les pattes. Il y a un morceau où j’en parle clairement mais proprement : je ne cite pas de nom. Je respecte tout le monde, je ne suis pas un haineux donc je respecte ces rappeurs là.

C’est quoi la différence entre sortir un projet il y a 10 ans et un CD maintenant ?

Il y a 10 ans, pour ma part, je n’étais pas à fond dedans parce que le business, je ne le connaissais pas. Maintenant je le connais et j’ai cerné les problèmes que j’ai eus par l’expérience des anciens albums. Je me suis servi du passée pour sortir mon album aujourd’hui, comme s’entourer pour la sortie de partenaires distribution, de communication ou encore de sortir des clips à l’avance.

Tu écoutes autre chose que du Hip Hop ?

Bien sûr ! J’écoute beaucoup de soul, je suis bloqué sur un album d’Aretha Franklin. J’écoute Anita Ward aussi. "Marche à l’ombre" de Renaud...

Le mot de la fin ?

Y’a que les poissons morts qui suivent le courant !


Propos recueillis par Abamo
4/2011 | Photo : DR