Quand le rap renoue avec ses racines
septembre 21, 2014 (No Comments) by Bongo

Du blues hip hop ça vous dit quelque chose ? On ne parle pas du « Nouveau western » de Solaar. Mais de deux formations du sud de la France, qui défrichent un genre à la fois frais et vieux comme le monde.

Une découverte de fête de la musique, annoncée la veille sur Cosmic depuis un cyber-kebab d’une ville voisine. Et me voilà à Montpellier, face à la petite scène du Oh La La bar, noyée parmi tant d’autres en ce jour spécial. Je découvre Kussay, pur produit de son époque, bien dans sa peau tatouée.

Gueulant d’une voix déjà fatiguée qui se perd de plus en plus. Tentant malgré tout de planer au dessus des accords de The Smokes, formation plus rock que blues pour le coup. Amusant, quelques jours plus tôt on me fait découvrir Scarecrow, des Toulousains branchés sur le même canal.

Points communs

Chez Kussay le blues est impulsif, voire mâtiné d’électro. Guitare énergique, basse et batterie rendent hommage à cet ancêtre du hip hop. L’élocution est claire, le texte soigné, et le flow qui le sert, appréciable. Certes la rime – juste riche comme on aime – est souvent prétexte. Mais pas lourde pour un sou. On écoute ce EP 5 titres comme on descend un demi : avec l’envie d’y revenir.

EP gratté sur place auprès de l’attachée de presse. Rendez-vous pris et manqué « pour raisons personnelles ». Un effort qui mérite bien une chronique sans doute. Chose faite. Et une envie sérieuse d’écouter la suite. Et de retourner au soleil. Alors… à très vite les gars.

Ambiance western

Chez Scarecrow l’ambiance est carrément plus western. Ça court, ça sent le vécu et le whisky, le cuir et la poussière. Les instrus sont léchées, relativement épurée. Les thèmes visiblement plus aboutis. Le flow par contre est monotone. Est-ce pour rappeler la douleur originelle du blues ? C’est bien de ça qu’on parle en tous cas.

Et c’est le principal point commun entre les deux formations. Un réel intérêt pour le genre, qui n’est pas juste grossièrement samplé. Les musiciens font du super boulot. Et la présence d’un vrai chanteur devient gage d’authenticité, pour ne pas usurper l’étiquette blues hip hop.

C’est qu’on a fait du chemin depuis Bonnie & Clyde…

Laurent Perrin

Kussay & The Smokes – Kats Got The Blues
Scarecrow – The Well (+ instrus & a capellas)

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Une découverte de fête de la musique, annoncée la veille sur Cosmic depuis un cyber-kebab d’une ville voisine. Et me voilà à Montpellier, face à la petite scène du Oh La La bar, noyée parmi tant d’autres en ce jour spécial. Je découvre Kussay, pur produit de son époque, bien dans sa peau tatouée.

Gueulant d’une voix déjà fatiguée qui se perd de plus en plus. Tentant malgré tout de planer au dessus des accords de The Smokes, formation plus rock que blues pour le coup. Amusant, quelques jours plus tôt on me fait découvrir Scarecrow, des Toulousains branchés sur le même canal.

Points communs

Chez Kussay le blues est impulsif, voire mâtiné d’électro. Guitare énergique, basse et batterie rendent hommage à cet ancêtre du hip hop. L’élocution est claire, le texte soigné, et le flow qui le sert, appréciable. Certes la rime – juste riche comme on aime – est souvent prétexte. Mais pas lourde pour un sou. On écoute ce EP 5 titres comme on descend un demi : avec l’envie d’y revenir.

EP gratté sur place auprès de l’attachée de presse. Rendez-vous pris et manqué « pour raisons personnelles ». Un effort qui mérite bien une chronique sans doute. Chose faite. Et une envie sérieuse d’écouter la suite. Et de retourner au soleil. Alors… à très vite les gars.

Ambiance western

Chez Scarecrow l’ambiance est carrément plus western. Ça court, ça sent le vécu et le whisky, le cuir et la poussière. Les instrus sont léchées, relativement épurée. Les thèmes visiblement plus aboutis. Le flow par contre est monotone. Est-ce pour rappeler la douleur originelle du blues ? C’est bien de ça qu’on parle en tous cas.

Et c’est le principal point commun entre les deux formations. Un réel intérêt pour le genre, qui n’est pas juste grossièrement samplé. Les musiciens font du super boulot. Et la présence d’un vrai chanteur devient gage d’authenticité, pour ne pas usurper l’étiquette blues hip hop.

C’est qu’on a fait du chemin depuis Bonnie & Clyde…

Laurent Perrin

Kussay & The Smokes – Kats Got The Blues
Scarecrow – The Well (+ instrus & a capellas)

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