Le street art en galerie ? Tant mieux pour eux !
septembre 23, 2014 (2 Comments) by Bongo

Il a 22 ans et quelques expos à son actif. D’abord connues pour les casquettes customisées disponibles dans notre boutique, les oeuvres d’ABR épousent un répertoire très large, en matière de support (toile, decks de skate, contreplaqué) comme du sujet traité (mystique, rock’n roll mais rarement politique). Rencontre avec l’artiste entre deux vendanges censées lui permettre d’éviter la famine !

Pourquoi A Beastly Rage ?

Ça définit bien mes dessins, ma création, ce que je produis. Une rage bestiale… c’est une retranscription de l’énergie négative, qui me permet de me sentir mieux dans la vie de tous les jours. J’extériorise mes démons sous forme d’art, de dessin. C’est pour moi important de le faire sinon je suis énervé.

Cela signifie-t-il que tes créations sont horribles ?

On peut y trouver une certaine beauté. Je ne fais pas que retranscrire mon « dark ». Il y a un peu de tout même si c’est très sombre. C’est mon univers, assez dur à définir avec les mots. C’est pourquoi je dessine : c’est mon meilleur moyen d’expression.

Les couleurs apportent de la gaité. Que pensent les gens de tes tableaux ?

La plupart disent que graphiquement c’est correct, mais que ça reste un peu dérangeant. Ça laisse perplexe sur ce que veut dire le tableau, ce que ça représente. C’est un peu dur à porter chez soi. La couleur est vive le plus souvent, mais j’essaie de la faire de plus en plus pastel, la faire évoluer, tester de nouvelles techniques. Ça amène de la gaieté dans le tableau qui parfois est très sombre.

Est-ce une forme de subversion ?

Je ne sais pas.

Que penses-tu des street-artistes qui exposent en galerie ?

Ils ont raison, ils font ce qu’ils veulent et s’expriment à leur guise. Je suis pour que tout le monde s’exprime dans l’art. J’aime beaucoup ce que font les autres. J’aime à peu près tout de ce qui se fait, surtout quand on voit l’énergie créative de l’artiste.

Ton art n’est donc pas spécialement critique ou politique ?

Le mien, plus ou moins. Il délivre des messages plus ou moins cachés. Des fois c’est assez dur de les trouver parce que ce sont les miens, ce sont des choses personnelles.

Il y a aussi une dimension mystique dans ton art. Dans quelles mythologies vas-tu puiser ?

Dans toutes les mythologies historiques, la chrétienté, etc. J’aime beaucoup aussi philosopher sur le monde qui nous entoure, c’est à dire l’univers, imaginer des extra-terrestres, des mondes parallèles.

Tu es né à la Réunion, tu as des origines créoles, malgaches, espagnoles, italiennes, pied-noir. Ces cultures t’influencent-elles ?

Elles m’ont influencé, ainsi que les autres cultures de la Réunion : malbar, culture chinoise, etc. J’aime à peu près tout, je ne suis pas difficile et assez ouvert d’esprit. J’essaie de m’en inspirer et faire partager la mysticité de tout ça.

Tu es aussi influencé par les super-héros et les pochettes d’album de métal…

Oui quand j’étais petit j’aimais beaucoup les comics, grâce à mon frère qui m’a fait découvrir. J’ai beaucoup aimé Batman, Spawn… Et vers 7, 8 ans j’ai découvert la musique rock ; rock’n roll, hardrock, métal. Et j’adorais les pochettes d’album qui étaient illustrées. Ça m’a énormément influencé et ça reste un modèle pour moi aujourd’hui encore : Black Sabath, Gun’s & Roses, Motorhead, Led Zeppelin…

Est-ce que tu écoutes de la musique quand tu produis ?

Oui j’aime beaucoup et je l’ai toujours fait. C’est vrai que ça influence mon dessin. Mais parfois je dessine aussi sans musique et c’est très bien aussi, écouter la nature, les bruits qui m’entourent. Tout peut influencer, même le climat, l’énergie autour de moi, les gens autour de moi qui diffusent une énergie. Tout ça crée un monde et une ambiance, le dessin ne sera jamais le même.

"Demandez à Satan ce qu'il en pense."

Que penses-tu des street-artistes qui vendent leurs toiles des milliers d’euros ?

Ils ont raison. On vit dans un monde dur et il faut se faire connaître. Il faut produire et vendre. J’encourage les gens à le faire. Moi aussi j’aimerais de plus en plus progresser et arriver à un stade où je me dirai « j’ai réussi à vendre mes toiles, mes productions ». Même pas forcément les vendre mais les avoir produites et exposées, montrer ce que j’avais dans la tête, et montrer mes idées.

Est-ce que ce sont les bonnes personnes qui sont mises en avant ?

Certains sont starifiés bien sur. Il y en a d’autres qui méritent et qui ne sont pas connus. C’est la loi de la jungle mais pas vraiment, parce qu’on vit dans un monde où l’argent est Dieu et c’est à celui qui sera le plus commercial, qui arrivera à se faire connaître. Ça fait partie du jeu aujourd’hui et il faut connaître les règles. Je pense qu’on est tous au courant et parfois ça fait des jalousies.

Il ne faut pas être jaloux, il faut produire pour soi avant tout. Il faut se démarquer et ne pas se laisser faire. Je n’ai pas de préjugés envers certains. Je ne suis pas forcément jaloux, peut-être que je les envie. Mais je travaille pour progresser, et produire pour moi-même surtout, et pourquoi pas, que ça plaise à des gens. J’essaie de rester humble là-dessus.

Qu’est-ce qu’il faut selon toi pour se faire connaître ?

Voyager, peindre tous les jours, produire, faire des démarches commerciales, se faire connaître sur internet. Demander aux mairies pour peindre des murs, aux particuliers, proposer à des marques, de vêtements par exemple, de leur faire des illustrations, aller voir des magazines et proposer tes dernières peintures pour qu’elles soient publiées, proposer à des groupes de musique de faire leurs pochettes d’album, jamais s’arrêter…

Un Jésus sous acides...

Et on peut réussir sans vendre son âme.

On peut faire les deux. Demandez à Satan ce qu’il en pense.

Et selon toi que pense Satan de tes tableaux ?

Je ne sais pas mais je serais fier qu’il en soit fan ! Ça serait cool.

Est-ce qu’avec ta peinture Satan et Dieu pourraient se réconcilier ?

Je ne sais pas, j’en ai rien à foutre. C’est quoi cette question ? (rires)

(rires) Quelle est ta drogue préférée ?

Ma drogue préférée c’est la glisse : le skate, le surf. Je m’amuse, je ne suis pas un professionnel non plus. Mais j’aime bien. En ce moment, comme je suis à Bordeaux, je cruise bien le skatepark de Bordeaux et ses alentours. Pour surfer je vais à Lacanau au Pays Basque quand je suis en métropole. Malheureusement à la Réunion je ne peux plus surfer, mais j’ai tout appris aux Roches Noires. J’ai vraiment diminué le surf à la Réunion, j’y vais une fois quand j’y suis en vacances, quand les conditions sont bonnes, c’est à dire le matin vers 11h, quand il y a du monde dans l’eau, des petites vagues, que le ciel est dégagé avec un gros soleil. Je ne vais pas prendre de risques.

La crise requin t’a-t-elle fait beaucoup de peine ?

Bien sur vu qu’il y avait des amis à moi. J’espère qu’on pourra vite re-surfer dans de bonnes conditions et en sécurité.

Ma drogue préférée : la glisse

Quelles sont tes autres passions ? Lecture, cuisine ?

J’aimerais bouquiner mais je n’y arrive pas (rires). Sinon j’aime beaucoup cuisiner, faire des carris, des rougails, des trucs que j’invente sur le moment, des plats du futur. J’aime beaucoup aller à des concerts, des expositions, aller en boite de nuit, faire n’importe quoi avec mes potes, tout casser !

En attendant de devenir célèbre, de quoi vis-tu ?

Il y a mes parents qui m’aident, souvent, et en ce moment je fais les vendanges. Là il faut que je trouve un taff, pour me nourrir. Je vais essayer de trouver des expos pour gagner un peu d’argent et pas crever de faim.

Conseillerais-tu à un jeune qui veut devenir artiste de faire des études ?

Ça dépend de son talent, de son envie, ses volontés. Je conseille bien sur, même si moi je n’y arrive pas, je ne suis pas fait pour ça, je n’ai trouvé aucune école qui me convienne. Peut-être dans le futur j’en trouverai une, je l’espère.

Que penses-tu du retour de Nicolas Sarkozy ?

C’était prévisible. De toute façon c’est un coup monté, on nous manipule. Et puis, je n’écoute plus la politique, c’est tout manigancé, ça ne sert à rien. Je ne sais pas quand est la prochaine révolution mais je serai partant.

Et l’iPhone 6 ?

Rien à branler (rires).

Le mot de la fin…

Je remercie tout le monde qui m’aime, ma copine, mes amis, ma famille. Sexe, drogue et rock’n roll. Et peace & love (rires). Et nique la police (rires).

Propos recueillis par Laurent Perrin

ABR participe à l’exposition collective contre le cancer du sein organisée par Keep A Breast le 24 octobre 2014 à Bordeaux 

Retrouvez ABR sur Facebook

Acheter ses oeuvres sur notre site

Avec son complice Zemar à Paris

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L’équipe de Cosmic Hip Hop – bon en fait, surtout son directeur artistique Zemar – s’est pliée en quatre pour vous faire cette offre impossible à refuser : 1 magazine + 1 sampler + 1 CD + 1 tshirt pour 25€

Le street art en galerie ? Tant mieux pour eux !
septembre 23, 2014 (2 Comments) by Bongo

Il a 22 ans et quelques expos à son actif. D’abord connues pour les casquettes customisées disponibles dans notre boutique, les oeuvres d’ABR épousent un répertoire très large, en matière de support (toile, decks de skate, contreplaqué) comme du sujet traité (mystique, rock’n roll mais rarement politique). Rencontre avec l’artiste entre deux vendanges censées lui permettre d’éviter la famine !

Pourquoi A Beastly Rage ?

Ça définit bien mes dessins, ma création, ce que je produis. Une rage bestiale… c’est une retranscription de l’énergie négative, qui me permet de me sentir mieux dans la vie de tous les jours. J’extériorise mes démons sous forme d’art, de dessin. C’est pour moi important de le faire sinon je suis énervé.

Cela signifie-t-il que tes créations sont horribles ?

On peut y trouver une certaine beauté. Je ne fais pas que retranscrire mon « dark ». Il y a un peu de tout même si c’est très sombre. C’est mon univers, assez dur à définir avec les mots. C’est pourquoi je dessine : c’est mon meilleur moyen d’expression.

Les couleurs apportent de la gaité. Que pensent les gens de tes tableaux ?

La plupart disent que graphiquement c’est correct, mais que ça reste un peu dérangeant. Ça laisse perplexe sur ce que veut dire le tableau, ce que ça représente. C’est un peu dur à porter chez soi. La couleur est vive le plus souvent, mais j’essaie de la faire de plus en plus pastel, la faire évoluer, tester de nouvelles techniques. Ça amène de la gaieté dans le tableau qui parfois est très sombre.

Est-ce une forme de subversion ?

Je ne sais pas.

Que penses-tu des street-artistes qui exposent en galerie ?

Ils ont raison, ils font ce qu’ils veulent et s’expriment à leur guise. Je suis pour que tout le monde s’exprime dans l’art. J’aime beaucoup ce que font les autres. J’aime à peu près tout de ce qui se fait, surtout quand on voit l’énergie créative de l’artiste.

Ton art n’est donc pas spécialement critique ou politique ?

Le mien, plus ou moins. Il délivre des messages plus ou moins cachés. Des fois c’est assez dur de les trouver parce que ce sont les miens, ce sont des choses personnelles.

Il y a aussi une dimension mystique dans ton art. Dans quelles mythologies vas-tu puiser ?

Dans toutes les mythologies historiques, la chrétienté, etc. J’aime beaucoup aussi philosopher sur le monde qui nous entoure, c’est à dire l’univers, imaginer des extra-terrestres, des mondes parallèles.

Tu es né à la Réunion, tu as des origines créoles, malgaches, espagnoles, italiennes, pied-noir. Ces cultures t’influencent-elles ?

Elles m’ont influencé, ainsi que les autres cultures de la Réunion : malbar, culture chinoise, etc. J’aime à peu près tout, je ne suis pas difficile et assez ouvert d’esprit. J’essaie de m’en inspirer et faire partager la mysticité de tout ça.

Tu es aussi influencé par les super-héros et les pochettes d’album de métal…

Oui quand j’étais petit j’aimais beaucoup les comics, grâce à mon frère qui m’a fait découvrir. J’ai beaucoup aimé Batman, Spawn… Et vers 7, 8 ans j’ai découvert la musique rock ; rock’n roll, hardrock, métal. Et j’adorais les pochettes d’album qui étaient illustrées. Ça m’a énormément influencé et ça reste un modèle pour moi aujourd’hui encore : Black Sabath, Gun’s & Roses, Motorhead, Led Zeppelin…

Est-ce que tu écoutes de la musique quand tu produis ?

Oui j’aime beaucoup et je l’ai toujours fait. C’est vrai que ça influence mon dessin. Mais parfois je dessine aussi sans musique et c’est très bien aussi, écouter la nature, les bruits qui m’entourent. Tout peut influencer, même le climat, l’énergie autour de moi, les gens autour de moi qui diffusent une énergie. Tout ça crée un monde et une ambiance, le dessin ne sera jamais le même.

"Demandez à Satan ce qu'il en pense."

Que penses-tu des street-artistes qui vendent leurs toiles des milliers d’euros ?

Ils ont raison. On vit dans un monde dur et il faut se faire connaître. Il faut produire et vendre. J’encourage les gens à le faire. Moi aussi j’aimerais de plus en plus progresser et arriver à un stade où je me dirai « j’ai réussi à vendre mes toiles, mes productions ». Même pas forcément les vendre mais les avoir produites et exposées, montrer ce que j’avais dans la tête, et montrer mes idées.

Est-ce que ce sont les bonnes personnes qui sont mises en avant ?

Certains sont starifiés bien sur. Il y en a d’autres qui méritent et qui ne sont pas connus. C’est la loi de la jungle mais pas vraiment, parce qu’on vit dans un monde où l’argent est Dieu et c’est à celui qui sera le plus commercial, qui arrivera à se faire connaître. Ça fait partie du jeu aujourd’hui et il faut connaître les règles. Je pense qu’on est tous au courant et parfois ça fait des jalousies.

Il ne faut pas être jaloux, il faut produire pour soi avant tout. Il faut se démarquer et ne pas se laisser faire. Je n’ai pas de préjugés envers certains. Je ne suis pas forcément jaloux, peut-être que je les envie. Mais je travaille pour progresser, et produire pour moi-même surtout, et pourquoi pas, que ça plaise à des gens. J’essaie de rester humble là-dessus.

Qu’est-ce qu’il faut selon toi pour se faire connaître ?

Voyager, peindre tous les jours, produire, faire des démarches commerciales, se faire connaître sur internet. Demander aux mairies pour peindre des murs, aux particuliers, proposer à des marques, de vêtements par exemple, de leur faire des illustrations, aller voir des magazines et proposer tes dernières peintures pour qu’elles soient publiées, proposer à des groupes de musique de faire leurs pochettes d’album, jamais s’arrêter…

Un Jésus sous acides...

Et on peut réussir sans vendre son âme.

On peut faire les deux. Demandez à Satan ce qu’il en pense.

Et selon toi que pense Satan de tes tableaux ?

Je ne sais pas mais je serais fier qu’il en soit fan ! Ça serait cool.

Est-ce qu’avec ta peinture Satan et Dieu pourraient se réconcilier ?

Je ne sais pas, j’en ai rien à foutre. C’est quoi cette question ? (rires)

(rires) Quelle est ta drogue préférée ?

Ma drogue préférée c’est la glisse : le skate, le surf. Je m’amuse, je ne suis pas un professionnel non plus. Mais j’aime bien. En ce moment, comme je suis à Bordeaux, je cruise bien le skatepark de Bordeaux et ses alentours. Pour surfer je vais à Lacanau au Pays Basque quand je suis en métropole. Malheureusement à la Réunion je ne peux plus surfer, mais j’ai tout appris aux Roches Noires. J’ai vraiment diminué le surf à la Réunion, j’y vais une fois quand j’y suis en vacances, quand les conditions sont bonnes, c’est à dire le matin vers 11h, quand il y a du monde dans l’eau, des petites vagues, que le ciel est dégagé avec un gros soleil. Je ne vais pas prendre de risques.

La crise requin t’a-t-elle fait beaucoup de peine ?

Bien sur vu qu’il y avait des amis à moi. J’espère qu’on pourra vite re-surfer dans de bonnes conditions et en sécurité.

Ma drogue préférée : la glisse

Quelles sont tes autres passions ? Lecture, cuisine ?

J’aimerais bouquiner mais je n’y arrive pas (rires). Sinon j’aime beaucoup cuisiner, faire des carris, des rougails, des trucs que j’invente sur le moment, des plats du futur. J’aime beaucoup aller à des concerts, des expositions, aller en boite de nuit, faire n’importe quoi avec mes potes, tout casser !

En attendant de devenir célèbre, de quoi vis-tu ?

Il y a mes parents qui m’aident, souvent, et en ce moment je fais les vendanges. Là il faut que je trouve un taff, pour me nourrir. Je vais essayer de trouver des expos pour gagner un peu d’argent et pas crever de faim.

Conseillerais-tu à un jeune qui veut devenir artiste de faire des études ?

Ça dépend de son talent, de son envie, ses volontés. Je conseille bien sur, même si moi je n’y arrive pas, je ne suis pas fait pour ça, je n’ai trouvé aucune école qui me convienne. Peut-être dans le futur j’en trouverai une, je l’espère.

Que penses-tu du retour de Nicolas Sarkozy ?

C’était prévisible. De toute façon c’est un coup monté, on nous manipule. Et puis, je n’écoute plus la politique, c’est tout manigancé, ça ne sert à rien. Je ne sais pas quand est la prochaine révolution mais je serai partant.

Et l’iPhone 6 ?

Rien à branler (rires).

Le mot de la fin…

Je remercie tout le monde qui m’aime, ma copine, mes amis, ma famille. Sexe, drogue et rock’n roll. Et peace & love (rires). Et nique la police (rires).

Propos recueillis par Laurent Perrin

ABR participe à l’exposition collective contre le cancer du sein organisée par Keep A Breast le 24 octobre 2014 à Bordeaux 

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