Interview de MOH
juin 4, 2015 (No Comments) by Abamo

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Après son album Manuscrit et la mixtape King Kong vol1, MOH est de retour avec un EP et un album !

 

Marseille est une ville  stigmatisée comme violente, que penses-tu de l’image de ta ville dans les médias ?

C’est une réalité ça fait peur, il y’a des kalashs à Marseille et c’est malheureux. Mais il n’y a pas que ça ! Il y a une forte culture dans le hip-hop, le rap, le sport,  il y a beaucoup de bosseurs mais les médias font une fixation sur le banditisme parce que c’est vendeur.

 

Tu ne trouves pas que certains rappeurs en profitent pour faire du buzz ?

En tout cas avec ma musique, ce n’est pas mon fonds de commerce. Je peux en parler parce que je le vois, je viens des quartiers Nord, j’ai déjà perdu quelques amis donc je connais un peu le sujet. Mais en faire un fonds de commerce, jamais.

 

Qu’est-ce que tu aimerais faire pour voir les choses changées ?

A mon niveau, je ne sais pas si je peux faire grand-chose.  Je fais mon rap comme je le sens, quand il faut en parler pour sensibiliser, j’en parle et quand faut le mettre de côté, je le fais.

 

Justement tu es assez violent dans tes propos sans être egotrip, comment vois-tu ton rap ?

Personnellement, je me vois comme un journaliste de la rue. Je ne peux pas m’inventer une vie ou des histoires.  Je décris ce que je vois, ce qui se passe. D’ailleurs c’est ça la base du Hip Hop ! Les kainris ont commencé comme ça, ils parlaient de ce qui se passait réellement dans leurs rues, il n’y avait pas tous ces fantasmes, ces mensonges ! Moi, MOH je rappes ce que je vois ce que j’entends.  Je rappes comme je le sens,  point !

 

Tu prépares actuellement deux projets, un pré-album et un album, de quoi tu vas parler ?

Il y a plusieurs sujets, je ne vais pas te mentir, il y’a quelques titres « egotrip ». Des fois quand j’arrive en studio, je n’ai pas de thème, j’ai envie de m’amuser  donc je rappes. Dans mon album, je parle VRAIMENT de tout, des relations de couples, de la rue, de l’actualité, tout ce qui me choque ou qui m’intrigue.

 

Où en es-tu de ton album ?

Déjà tu as le pré-album qui est là depuis le 1er juin pour que tout le monde ait du son pour l’été, c’est juste un EP 8 titres.

Ensuite on a prévu de sortir en octobre l’album si tout se passe bien et là, je vais frapper fort. Mon 1er album, c’était mon manuscrit, j’avais 21 titres et je pense que pour « L’art des mots », il y’en aura beaucoup.

 

Tu es assez hyperproductif, tu fais un EP, un album, t’es en tournée, tu es enfermé dans le rap ?

Non j’ai une vie privée mais ma vie professionnelle c’est le rap.  Avant je travaillais, mais plus depuis que ma carrière a pris forme ! Je suis tout le temps en studio, 5j sur 7 et les WE soit je suis en tournée soit je suis en clip ! Je suis 7j/7 sur ma carrière, 7j/7 sur mon album.

 

Comment tu t’en sors en indépendant ?

Nous c’est Soli Musik,  on est une équipe d’amis, on a grandi dans la musique ensemble. Par la suite chacun s’est formé sur son rôle que ce soit manager, beat maker, rappeur. A la base, on était des petits rappeurs qui savaient rien faire mais force de travail on a développé des compétences.

 

Entre manuscrit et King Kong vol.1, on a la sensation que tu as évolué dans ta manière de rapper ? Est-ce que tu as l’impression d’évoluer ?

 

Clairement et merci de le souligner ! Parce ce qu’on me l’a déjà signalé mais moi  je n’avais pas remarqué cette évolution, cette différence parce que je travaille tout le temps, je ne fais que progresser ! Mais à force d’être non-stop dans la musique, je n’avais pas vu tout ce chemin.

 

Est-ce que tu as quelque chose en particulier qui t’influence ?

Je vais te dire mon secret, je suis en train de lire la biographie d’Eminem. Il m’impressionne. Déjà c’est un blanc qui a évolué dans un milieu « noir » ; ce n’est pas comme maintenant où le rap s’est diversifié et est ouvert. Il est arrivé au milieu de tout ça et aujourd’hui, c’est un des meilleurs rappeurs de tous les temps.

J’ai vécu des hauts et des bas. Eminem a été boycotté, mis de côté, il a dormi dans des caves mais malgré tout il avait son objectif et il ne l’a jamais lâché et ça, ça m’influence !

 

Et dans 10 ans, tu  te vois encore rapper, et ne rien lâcher comme lui ?

Je ne vois pas ce que je ferais d’autre ! Je suis un passionné, j’enregistre tout le temps, j’écris tout le temps. Après peut-être que je vais passer derrière et encadrer des jeunes parce que en France quand tu commences à dépasser la trentaine, on te dit « Tu rappes encore ?  Laisse tomber ! » mais ils sont dans le faux, regarde Snoop, il a quel âge ? Si tu as envie de rapper, tu rappes. Que tu aies20, 30, 40 ans, rappe ! Après je rapperai  plus sur  la rue parce que j’y serais plus.

J’avoue, j’ai quelques contacts dans le cinéma  donc peut être que j’en ferai.  J’ai commencé à écrire un court métrage, mais commencer seulement ! Et on m’a déjà contacté pour un livre donc si je décide de m’investir dedans, je pourrais basculer dans d’autres milieux artistiques.

 

INTERVIEW FAITES PAR GORILLA TOUCH RECORDS

DANS LE CADRE D’UN AU CONCERT AU FLOW (LILLE)

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L’équipe de Cosmic Hip Hop – bon en fait, surtout son directeur artistique Zemar – s’est pliée en quatre pour vous faire cette offre impossible à refuser : 1 magazine + 1 sampler + 1 CD + 1 tshirt pour 25€

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Après son album Manuscrit et la mixtape King Kong vol1, MOH est de retour avec un EP et un album !

 

Marseille est une ville  stigmatisée comme violente, que penses-tu de l’image de ta ville dans les médias ?

C’est une réalité ça fait peur, il y’a des kalashs à Marseille et c’est malheureux. Mais il n’y a pas que ça ! Il y a une forte culture dans le hip-hop, le rap, le sport,  il y a beaucoup de bosseurs mais les médias font une fixation sur le banditisme parce que c’est vendeur.

 

Tu ne trouves pas que certains rappeurs en profitent pour faire du buzz ?

En tout cas avec ma musique, ce n’est pas mon fonds de commerce. Je peux en parler parce que je le vois, je viens des quartiers Nord, j’ai déjà perdu quelques amis donc je connais un peu le sujet. Mais en faire un fonds de commerce, jamais.

 

Qu’est-ce que tu aimerais faire pour voir les choses changées ?

A mon niveau, je ne sais pas si je peux faire grand-chose.  Je fais mon rap comme je le sens, quand il faut en parler pour sensibiliser, j’en parle et quand faut le mettre de côté, je le fais.

 

Justement tu es assez violent dans tes propos sans être egotrip, comment vois-tu ton rap ?

Personnellement, je me vois comme un journaliste de la rue. Je ne peux pas m’inventer une vie ou des histoires.  Je décris ce que je vois, ce qui se passe. D’ailleurs c’est ça la base du Hip Hop ! Les kainris ont commencé comme ça, ils parlaient de ce qui se passait réellement dans leurs rues, il n’y avait pas tous ces fantasmes, ces mensonges ! Moi, MOH je rappes ce que je vois ce que j’entends.  Je rappes comme je le sens,  point !

 

Tu prépares actuellement deux projets, un pré-album et un album, de quoi tu vas parler ?

Il y a plusieurs sujets, je ne vais pas te mentir, il y’a quelques titres « egotrip ». Des fois quand j’arrive en studio, je n’ai pas de thème, j’ai envie de m’amuser  donc je rappes. Dans mon album, je parle VRAIMENT de tout, des relations de couples, de la rue, de l’actualité, tout ce qui me choque ou qui m’intrigue.

 

Où en es-tu de ton album ?

Déjà tu as le pré-album qui est là depuis le 1er juin pour que tout le monde ait du son pour l’été, c’est juste un EP 8 titres.

Ensuite on a prévu de sortir en octobre l’album si tout se passe bien et là, je vais frapper fort. Mon 1er album, c’était mon manuscrit, j’avais 21 titres et je pense que pour « L’art des mots », il y’en aura beaucoup.

 

Tu es assez hyperproductif, tu fais un EP, un album, t’es en tournée, tu es enfermé dans le rap ?

Non j’ai une vie privée mais ma vie professionnelle c’est le rap.  Avant je travaillais, mais plus depuis que ma carrière a pris forme ! Je suis tout le temps en studio, 5j sur 7 et les WE soit je suis en tournée soit je suis en clip ! Je suis 7j/7 sur ma carrière, 7j/7 sur mon album.

 

Comment tu t’en sors en indépendant ?

Nous c’est Soli Musik,  on est une équipe d’amis, on a grandi dans la musique ensemble. Par la suite chacun s’est formé sur son rôle que ce soit manager, beat maker, rappeur. A la base, on était des petits rappeurs qui savaient rien faire mais force de travail on a développé des compétences.

 

Entre manuscrit et King Kong vol.1, on a la sensation que tu as évolué dans ta manière de rapper ? Est-ce que tu as l’impression d’évoluer ?

 

Clairement et merci de le souligner ! Parce ce qu’on me l’a déjà signalé mais moi  je n’avais pas remarqué cette évolution, cette différence parce que je travaille tout le temps, je ne fais que progresser ! Mais à force d’être non-stop dans la musique, je n’avais pas vu tout ce chemin.

 

Est-ce que tu as quelque chose en particulier qui t’influence ?

Je vais te dire mon secret, je suis en train de lire la biographie d’Eminem. Il m’impressionne. Déjà c’est un blanc qui a évolué dans un milieu « noir » ; ce n’est pas comme maintenant où le rap s’est diversifié et est ouvert. Il est arrivé au milieu de tout ça et aujourd’hui, c’est un des meilleurs rappeurs de tous les temps.

J’ai vécu des hauts et des bas. Eminem a été boycotté, mis de côté, il a dormi dans des caves mais malgré tout il avait son objectif et il ne l’a jamais lâché et ça, ça m’influence !

 

Et dans 10 ans, tu  te vois encore rapper, et ne rien lâcher comme lui ?

Je ne vois pas ce que je ferais d’autre ! Je suis un passionné, j’enregistre tout le temps, j’écris tout le temps. Après peut-être que je vais passer derrière et encadrer des jeunes parce que en France quand tu commences à dépasser la trentaine, on te dit « Tu rappes encore ?  Laisse tomber ! » mais ils sont dans le faux, regarde Snoop, il a quel âge ? Si tu as envie de rapper, tu rappes. Que tu aies20, 30, 40 ans, rappe ! Après je rapperai  plus sur  la rue parce que j’y serais plus.

J’avoue, j’ai quelques contacts dans le cinéma  donc peut être que j’en ferai.  J’ai commencé à écrire un court métrage, mais commencer seulement ! Et on m’a déjà contacté pour un livre donc si je décide de m’investir dedans, je pourrais basculer dans d’autres milieux artistiques.

 

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