Lorea, reine des jeux de lettres
juillet 23, 2014 (No Comments) by kingsiroko


En direct du Tétris, salle située sur la ville du Havre, à l’occasion des 40 ans de la Zulu Nation, un évènement qui a réuni les acteurs de ce mouvement hip hop toutes disciplines représentées, et son public d’artistes, de passionnés et quelques médias – dont Cosmic Hip Hop ; Bongo et moi-même, nous sommes posés après une visite des lieux et quelques concerts, nous nous trouvons dans une pièce qui ressemble à un musée du hip hop avec tout un tas d’images, d’objets rappelant les moments fort de ce mouvement comme des pochettes d’albums classiques, du matériel vintage dont un ghetto blaster ou boombox, des bouquins, des affiches, bref tout un tasde témoignages d’époque en version déco et nous squattons le canapé entre 2 concerts, le temps de donner la parole à Loréa qui a bien voulu nous accorder une entrevue éclairante et fresh !

King Siroko (KS) : Peux tu nous rappeler brièvement ton parcours dans le Hip Hop et le rap en particulier ?

Loréa (L) : merci pour l’invitation ! alors moi, j’ai démarré le rap à 15 ans, dans les années 90, j’ai fait partie d’un groupe de rap qui s’appelle 1 barrio 5 sprit,, on a fait pas mal de choses dont un premier titre paru sur la mixtape de Logilo et plusieurs morceaux sur des mix tapes de Cutkiller, Poska, ,différents djs deEn direct du Tétris, salle située sur la ville du Havre, à l’occasion des 40 ans de la Zulu Nation, un évènement qui a réuni les acteurs de ce mouvement hip hop, toutes disciplines représentées, et son public d’artistes, de passionnés et quelques médias – dont Cosmic Hip Hop ; Bongo et moi-même, nous sommes posés après une visite des lieux et quelques concerts, nous nous trouvons dans une pièce qui ressemble à un musée du hip hop avec tout un tas d’images, d’objets rappelant les moments fort de ce mouvement comme des pochettes d’albums classiques, du matériel vintage dont un ghetto blaster ou boombox, des bouquins, des affiches, bref tout un tasde témoignages d’époque en version déco et nous squattons le canapé entre 2 concerts, le temps de donner la parole à Loréa qui a bien voulu nous accorder une entrevue éclairante et fresh !

King Siroko (KS) : Peux tu nous rappeler brièvement ton parcours dans le Hip Hop et le rap en particulier ?

Loréa (L) : merci pour l’invitation ! alors moi, j’ai démarré le rap à 15 ans, dans les années 90, j’ai fait partie d’un groupe de rap qui s’appelle 1 barrio 5 sprit,, on a fait pas mal de choses dont un premier titre paru sur la mixtape de Logilo et plusieurs morceaux sur des mix tapes de Cutkiller, Poska, ,différents djs de l’époque, 1 morceau sur l’album de Fabe « Détournement de son » qui nous a valu d’êtrre connu d’un plus grand public et pas mal de concerts avec Fabe et La scred connexion.

On a sorti, en 1999, maxi 2 titres avec 1 Barrio puis le groupe s’est séparé en 2000.

Ensuite en 2007, j’ai fait mon retour en solo, j’ai beaucoup réécrit pour me reconstituer d’un répertoire, j’ai monté une équipe, trouver un dj et un backer pour monter un show et j’ai fait appel à Logilo pour me soutenir, me conseiller et m’épauler.

En 2009, j’ai maxi « Je veux des hits » et parallèlement, j’ai préparé mon album intitulé « Joue avec les lettres » – qui est sorti à la fin de l’année passée, le 2 décembre 2013 (Ndlr).

KS : Tes textes sont plutôt conscients ?

L : mes textes sont plutôt conscients, je pointe pas mal du doigt l’injustice, les injustices du monde dans lequel on vit, du monde capitaliste qu’on subit, ce qui se passe dans la société, y’a pas que ça dans notre monde mais voilà j’ai des textes plutôt conscients.

KS : Y’a t –il des choses plus légères dans ton répertoire ?

L : Il y a des choses plus légères comme « je veux des hits » qui est peut être plus léger mais oui et non, c’est un texte fort, qui parle du hip hop, la façon dont je suis tombé dedans et je donne mon avis sur comment le rap a évolué donc c’est quelque chose de fort, et on est plus dans des textes de société à proprement parler.

Je n’ai pas confié des choses intimes mais c’est justement le point d’effort que je compte faire sur mes prochains projets.

 

 

 

 

 

KS : Quels sont tes projets actuellement ?

L : Je continue sur la promotion de mon album « Joue avec les lettres » (sorti le 2 décembre 2013), je fais des concerts, des clips, passages radios et interviews, je n’ai pas entamé de nouveau projet pour l’heure et puis je suis dans une phase de vie particulière où il faut trouver le temps de construire.

KS : Ton projet d’album s’est fait de façon indépendante ou tu as fait appel à un label une maison de disques ?

L : C’est vraiment des projets faits de façon indépendante, j’ai pas de distrib physique, je passe par believe music pour le numérique et pour le physique, je le ferai via Just like Hip Hop.com en VPC.

Je suis dans l’indé totale, j’ai monté ma structure indépendante qui s’appelle Moon light Cardinal et qui finance mes projets.

KS : Des featurings, collaborations sur ton projet ?

L : Il y a des collaborations sur l’album comme Kohndo, Enz, Dany Dan, Taïro et puis un grand morceau freestyle où il y a pas mal de monde dessus avec notamment Ursa Major, Koma, Daddy Keus, Akai la machine, Sofiane.

KS : Est ce que tu te vois rapper encore à quarante ans passes?

L : J’espère me voir toujours dans le rap, j’ai ça dans le cœur depuis longtemps et c’est tellement fort chez moi, on me dit souvent l »âche pas, lâche pas, continue », c’est pas facile de pas lâcher car le à côtés de la vie nous rattrape un peu mais j’espère être toujours activistes dans le milieu, je ne sais pas ce qu’il adviendra, dans 5 ans oui, dans 10 ans , je ne pense pas…

Peut-être plus monter des évènements hip hop ou monter une structure pour des ateliers hip hop avec des ateliers pour aider les jeunes et si j’avais les moyens je ferais même de la production.

 

 

 

 

 

KS : Tu mènes des ateliers, je crois en parallèle de la carrière scénique ?

L : Oui, je fais régulièrement des ateliers à la Maison du Hip Hop à Paris, depuis 5 ans maintenant. J’ai vraiment le plaisir de partager le Hip Hop avec des jeunes, la nouvelle génération mais pas que eux car, au final, l’âge des participants va de 18 à 30 ans. C’est bien de transmettre sa passion d’une part, de donner des conseils à ceux qui en ont besoin et aussi de manager des projets parce qu’en fait à l’atelier, on enregistre des morceaux en studio, on fait un concert en fin d’année, on a un projet de clip et on a fait cette année un projet d’échange avec Berlin on voit le hip hop des autres cultures et c’est super enrichissant.

KS : Des choses qui t’ont touché récemment dans l’actualité du monde ?

L : Tous les jours, voilà, les guerres, l’islamophobie, le racisme, ce sont des choses insupportables et même pour plus terre à terre, les faits divers tels que les infanticides, c’est quelque chose qui me touche énormément surtout depuis que je suis maman donc…

KS : Féminité et rap ?

L : Mon rap se féminise de plus en plus déjà de par ma tenue vestimentaire, par une attitude plus féminine, ce n’est pas voulu, c’est qu’avec le temps je suis plus mature, tu te découvres, voilà, j’ai 35 ans, dans mon ado, j’étais plus masculine dans ma façon d’être, je réfléchis à l’image que je veux donner, je vais pas rapper comme un bonhomme, y’a déjà assez de meufs qui le font et je suis plus une jeune fille. Je pense que, dans mes prochains textes et projets, j’aurai une approche d’une femme de 35 ans, plus personnelle, de plus proche de moi, avec des choses du quotidien, des choses qui touchent les gens aussi.

KS : Es tu nostalgique des années 90, du Golden Age ?

L : Oui, pas mal, quand j’écoute encore du rap, c’est souvent des morceaux des années 90, j’écoute pas ou très peu de rap actuel, je me sens moins touché par le rap d’aujourd’hui, old school tout simplement et puis la couleur de son que je donne dans mon album est celle des années 90, d’autres diront old school.

KS : Le Rap gangsta, qui se revendique en dehors du système, qu’est ce que t’en penses quoi ?

L : Je suis pas attiré par le rap gangst même si dans le rap, on est plutôt dans le blâme, on dénonce beaucoup, je vise quelque chose de positif car je suis consciente que quand on rappe on prend ses responsabilité, on en a une dans nos textes par rapport à ceux qui nous écoutent puisque le rap attire beaucoup de jeunes, on peut pas être violent pour être violent, il faut que ce soit dit intelligemment, il faut s’en expliquer, on peut être empathique à la violence mais il faut une explication derrière.

KS : Ton rapport à l’argent et à la réussite, Gagner de l’argent ? position ?

L : J’ai jamais gagné beaucoup d’argent avec le rap, j’en gagne aujourd’hui suffisamment pour financer mes projets mais je n’aspire pas à devenir millionnaire en tous cas, pour moi, le hip hop me vient du cœur, la richesse elle viens des rencontres et échanges avec les autres comme ce soir, ici, pour les 40 ans de la Zulu Nation, y’a plein d’images dans cette salle d’expo, d’objets qui me rappellent les meilleures années, ma richesse, elle est là, dans les échanges avec le public, quand je vois les activistes talentueux faire ce qu’ils ont à faire.

 

KS : Y’a un poids du business ?

L : Faire des concerts moyens financiers, organisationnels

Y’a 2 styles de hip hop : celui qui ramène de l’argent et celui qui n’en ramène pas mais dans les deux cas, faut financer les projets, il y a d’un côté les passionnés qui mettent de l’argent sur la table, ils le font car ils pensent que c’est important de le faire pour le mouvement mais qui ne savent pas s’ils vont rentrer dans leurs frais donc, dans mon cas, j’attends pas de retombées financières, je fais pas de calcul, j’attends de l’estime, de reconnaissance, que ça enrichisse le mouvement.

Et puis d’un autre côté, il y a la musique commerciale qui est une industrie, clairement hypocrite et financière et qui n’a pas pour objectif de répondre aux valeurs du hip hop, c’est une industrie, là, pour faire de l’argent, des capitalistes pour résumer l’époque.

KS : Mot de la fin ?

L : Pour bien reparler de mon album, le titre est une dédicace à mes parents qui font beaucoup de mots croisés et en particulier mon père qui joue au scrabble et qui est un ancien instituteur, ce qu’ils m’ont transmis et puis j’aime vraiment jouer avec les mots (donc très sensible à orthographe, la grammaire, le vocabulaire, la langue française), voilà, je te remercie de l’invitation, l’équipe de Cosmic Hip Hop et j’espère que vous viendrez écouter comment je joue avec les lettres

 

 

 

 

 

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King Siroko (KS) : Peux tu nous rappeler brièvement ton parcours dans le Hip Hop et le rap en particulier ?

Loréa (L) : merci pour l’invitation ! alors moi, j’ai démarré le rap à 15 ans, dans les années 90, j’ai fait partie d’un groupe de rap qui s’appelle 1 barrio 5 sprit,, on a fait pas mal de choses dont un premier titre paru sur la mixtape de Logilo et plusieurs morceaux sur des mix tapes de Cutkiller, Poska, ,différents djs deEn direct du Tétris, salle située sur la ville du Havre, à l’occasion des 40 ans de la Zulu Nation, un évènement qui a réuni les acteurs de ce mouvement hip hop, toutes disciplines représentées, et son public d’artistes, de passionnés et quelques médias – dont Cosmic Hip Hop ; Bongo et moi-même, nous sommes posés après une visite des lieux et quelques concerts, nous nous trouvons dans une pièce qui ressemble à un musée du hip hop avec tout un tas d’images, d’objets rappelant les moments fort de ce mouvement comme des pochettes d’albums classiques, du matériel vintage dont un ghetto blaster ou boombox, des bouquins, des affiches, bref tout un tasde témoignages d’époque en version déco et nous squattons le canapé entre 2 concerts, le temps de donner la parole à Loréa qui a bien voulu nous accorder une entrevue éclairante et fresh !

King Siroko (KS) : Peux tu nous rappeler brièvement ton parcours dans le Hip Hop et le rap en particulier ?

Loréa (L) : merci pour l’invitation ! alors moi, j’ai démarré le rap à 15 ans, dans les années 90, j’ai fait partie d’un groupe de rap qui s’appelle 1 barrio 5 sprit,, on a fait pas mal de choses dont un premier titre paru sur la mixtape de Logilo et plusieurs morceaux sur des mix tapes de Cutkiller, Poska, ,différents djs de l’époque, 1 morceau sur l’album de Fabe « Détournement de son » qui nous a valu d’êtrre connu d’un plus grand public et pas mal de concerts avec Fabe et La scred connexion.

On a sorti, en 1999, maxi 2 titres avec 1 Barrio puis le groupe s’est séparé en 2000.

Ensuite en 2007, j’ai fait mon retour en solo, j’ai beaucoup réécrit pour me reconstituer d’un répertoire, j’ai monté une équipe, trouver un dj et un backer pour monter un show et j’ai fait appel à Logilo pour me soutenir, me conseiller et m’épauler.

En 2009, j’ai maxi « Je veux des hits » et parallèlement, j’ai préparé mon album intitulé « Joue avec les lettres » – qui est sorti à la fin de l’année passée, le 2 décembre 2013 (Ndlr).

KS : Tes textes sont plutôt conscients ?

L : mes textes sont plutôt conscients, je pointe pas mal du doigt l’injustice, les injustices du monde dans lequel on vit, du monde capitaliste qu’on subit, ce qui se passe dans la société, y’a pas que ça dans notre monde mais voilà j’ai des textes plutôt conscients.

KS : Y’a t –il des choses plus légères dans ton répertoire ?

L : Il y a des choses plus légères comme « je veux des hits » qui est peut être plus léger mais oui et non, c’est un texte fort, qui parle du hip hop, la façon dont je suis tombé dedans et je donne mon avis sur comment le rap a évolué donc c’est quelque chose de fort, et on est plus dans des textes de société à proprement parler.

Je n’ai pas confié des choses intimes mais c’est justement le point d’effort que je compte faire sur mes prochains projets.

 

 

 

 

 

KS : Quels sont tes projets actuellement ?

L : Je continue sur la promotion de mon album « Joue avec les lettres » (sorti le 2 décembre 2013), je fais des concerts, des clips, passages radios et interviews, je n’ai pas entamé de nouveau projet pour l’heure et puis je suis dans une phase de vie particulière où il faut trouver le temps de construire.

KS : Ton projet d’album s’est fait de façon indépendante ou tu as fait appel à un label une maison de disques ?

L : C’est vraiment des projets faits de façon indépendante, j’ai pas de distrib physique, je passe par believe music pour le numérique et pour le physique, je le ferai via Just like Hip Hop.com en VPC.

Je suis dans l’indé totale, j’ai monté ma structure indépendante qui s’appelle Moon light Cardinal et qui finance mes projets.

KS : Des featurings, collaborations sur ton projet ?

L : Il y a des collaborations sur l’album comme Kohndo, Enz, Dany Dan, Taïro et puis un grand morceau freestyle où il y a pas mal de monde dessus avec notamment Ursa Major, Koma, Daddy Keus, Akai la machine, Sofiane.

KS : Est ce que tu te vois rapper encore à quarante ans passes?

L : J’espère me voir toujours dans le rap, j’ai ça dans le cœur depuis longtemps et c’est tellement fort chez moi, on me dit souvent l »âche pas, lâche pas, continue », c’est pas facile de pas lâcher car le à côtés de la vie nous rattrape un peu mais j’espère être toujours activistes dans le milieu, je ne sais pas ce qu’il adviendra, dans 5 ans oui, dans 10 ans , je ne pense pas…

Peut-être plus monter des évènements hip hop ou monter une structure pour des ateliers hip hop avec des ateliers pour aider les jeunes et si j’avais les moyens je ferais même de la production.

 

 

 

 

 

KS : Tu mènes des ateliers, je crois en parallèle de la carrière scénique ?

L : Oui, je fais régulièrement des ateliers à la Maison du Hip Hop à Paris, depuis 5 ans maintenant. J’ai vraiment le plaisir de partager le Hip Hop avec des jeunes, la nouvelle génération mais pas que eux car, au final, l’âge des participants va de 18 à 30 ans. C’est bien de transmettre sa passion d’une part, de donner des conseils à ceux qui en ont besoin et aussi de manager des projets parce qu’en fait à l’atelier, on enregistre des morceaux en studio, on fait un concert en fin d’année, on a un projet de clip et on a fait cette année un projet d’échange avec Berlin on voit le hip hop des autres cultures et c’est super enrichissant.

KS : Des choses qui t’ont touché récemment dans l’actualité du monde ?

L : Tous les jours, voilà, les guerres, l’islamophobie, le racisme, ce sont des choses insupportables et même pour plus terre à terre, les faits divers tels que les infanticides, c’est quelque chose qui me touche énormément surtout depuis que je suis maman donc…

KS : Féminité et rap ?

L : Mon rap se féminise de plus en plus déjà de par ma tenue vestimentaire, par une attitude plus féminine, ce n’est pas voulu, c’est qu’avec le temps je suis plus mature, tu te découvres, voilà, j’ai 35 ans, dans mon ado, j’étais plus masculine dans ma façon d’être, je réfléchis à l’image que je veux donner, je vais pas rapper comme un bonhomme, y’a déjà assez de meufs qui le font et je suis plus une jeune fille. Je pense que, dans mes prochains textes et projets, j’aurai une approche d’une femme de 35 ans, plus personnelle, de plus proche de moi, avec des choses du quotidien, des choses qui touchent les gens aussi.

KS : Es tu nostalgique des années 90, du Golden Age ?

L : Oui, pas mal, quand j’écoute encore du rap, c’est souvent des morceaux des années 90, j’écoute pas ou très peu de rap actuel, je me sens moins touché par le rap d’aujourd’hui, old school tout simplement et puis la couleur de son que je donne dans mon album est celle des années 90, d’autres diront old school.

KS : Le Rap gangsta, qui se revendique en dehors du système, qu’est ce que t’en penses quoi ?

L : Je suis pas attiré par le rap gangst même si dans le rap, on est plutôt dans le blâme, on dénonce beaucoup, je vise quelque chose de positif car je suis consciente que quand on rappe on prend ses responsabilité, on en a une dans nos textes par rapport à ceux qui nous écoutent puisque le rap attire beaucoup de jeunes, on peut pas être violent pour être violent, il faut que ce soit dit intelligemment, il faut s’en expliquer, on peut être empathique à la violence mais il faut une explication derrière.

KS : Ton rapport à l’argent et à la réussite, Gagner de l’argent ? position ?

L : J’ai jamais gagné beaucoup d’argent avec le rap, j’en gagne aujourd’hui suffisamment pour financer mes projets mais je n’aspire pas à devenir millionnaire en tous cas, pour moi, le hip hop me vient du cœur, la richesse elle viens des rencontres et échanges avec les autres comme ce soir, ici, pour les 40 ans de la Zulu Nation, y’a plein d’images dans cette salle d’expo, d’objets qui me rappellent les meilleures années, ma richesse, elle est là, dans les échanges avec le public, quand je vois les activistes talentueux faire ce qu’ils ont à faire.

 

KS : Y’a un poids du business ?

L : Faire des concerts moyens financiers, organisationnels

Y’a 2 styles de hip hop : celui qui ramène de l’argent et celui qui n’en ramène pas mais dans les deux cas, faut financer les projets, il y a d’un côté les passionnés qui mettent de l’argent sur la table, ils le font car ils pensent que c’est important de le faire pour le mouvement mais qui ne savent pas s’ils vont rentrer dans leurs frais donc, dans mon cas, j’attends pas de retombées financières, je fais pas de calcul, j’attends de l’estime, de reconnaissance, que ça enrichisse le mouvement.

Et puis d’un autre côté, il y a la musique commerciale qui est une industrie, clairement hypocrite et financière et qui n’a pas pour objectif de répondre aux valeurs du hip hop, c’est une industrie, là, pour faire de l’argent, des capitalistes pour résumer l’époque.

KS : Mot de la fin ?

L : Pour bien reparler de mon album, le titre est une dédicace à mes parents qui font beaucoup de mots croisés et en particulier mon père qui joue au scrabble et qui est un ancien instituteur, ce qu’ils m’ont transmis et puis j’aime vraiment jouer avec les mots (donc très sensible à orthographe, la grammaire, le vocabulaire, la langue française), voilà, je te remercie de l’invitation, l’équipe de Cosmic Hip Hop et j’espère que vous viendrez écouter comment je joue avec les lettres

 

 

 

 

 

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