Une Dame de coeur, un rap au rendez vous du Hip Hop : Miss Kaely
août 25, 2013 (No Comments) by kingsiroko

A peine 14h, je suis tout juste revenu du boulot, en mode pressé et là, appels et textos se succèdent…mon invitée a de l’avance ! Ok, plutôt habitué à des retards, je saute aussitôt dans mes pompes, j’ai cleané les lieux auparavant, histoire de recevoir dans de bonnes conditions. Questions affûtées, ascenceur appelé, esprit concentré, ventre plein, c’est parti! Je me lance, direction le métro convention où je vais, d’un pas décidé, cueillir Miss Kaely, une rappeuse comme on en fait plus, avec de la hargne et du bagoût, avec du style et du flow, j’avoue être assez excité par l’interview, à vos pioches, chers lecteurs et lectrices : creusons!

La miss m’attend tranquillou et souriante et déjà sous le charme de la zone franche, je m’engage à lui tendre la parole et j’accroche la pointe de mon stylo à la feuille, one, two, three, get down!…

King Siroko (KS) : Pour commencer, une petite présentation s’impose… (d’où  tu viens? ton parcours?)

Miss Kaely (MS) : Je suis originaire du 7.8., j’ai commencé à écrire mon premier texte à l’âge de 18 ans et  à rapper à l’âge de 20 ans sur la stimulation d’un rapper à qui j’avais passé des textes pour qu’il les rappe, au final, il est revenu vers moi pour me pousser à les rapper et depuis j’ai pas arrêté. Ensuite, j’ai fait une rencontre avec le label D1 prod avec qui j’ai enregistré des maquettes dont des mixtapes postées sur le net et puis dernièrement j’ai sorti un EP en mai intitulé « On est ensemble », extrait de mon album à venir pour la rentrée 2013 Bienvenue en zone franche que je prépare et qui comporte quelques collaborations. Sinon j’ai essentiellement écumé les scènes de banlieue et Paris, animé des slams sessions et participé à des jams, open mics. J’ai toujours été en indé et je suis fière de l’être. Au fond, la musique, pour moi, c’est un partage , il y a des gens avec qui on fait un bout de chemin puis c’est tout et d’autres avec qui l’aventure dure, en tous cas, je suis heureuse d’y faire autant de rencontres.

KS : Pourquoi tu as choisi le rap comme mode d’expression (et pas le chant?)

MS : J’ai tout d’abord écrit des textes que j’ai lus à mes potes mais vite j’ai commencé à les rapper, je me suis faite avoir lol car j’ai plus jamais lâché ça! Pour moi, c’est un mode d’expression franc et comme rien n’est lisse dans la vie à mon sens, j’avais envie d’authenticité de la part des autres, ça me correspond, en fait,  je vois ça comme un art du brut et de la franchise, de l’honnêteté.

Mais je ne suis pas fermée à un style de rap saccadé, j’essaye de mettre des notes dans ma voix, de faire sentir mon intention, je veux qu’on sente l’importance du sens des mots. Finalement, on est un peu des reporters du quotidien et puis c’est aussi par rapport aux valeurs que je défend, une certaine droiture. On a la chance d’être écouté et on a chacun sa place, je me sens à ma place dans ce style et j’essaye d’apporter aux gens un décalage, une prise de recul dans leurs points de vue souvent influencés voire déformés par les médias.

KS : Pas trop dur d’être rappeuse dans ce milieu plutôt masculin? si la question ne te paraît pas abusée?

MS : Non, pas plus que ça, je te rassure, c’est pas que c’est abusé, c’est juste récurrent… La question fait partie de la pensée de Babylone System… et on me la pose tout le temps !

Pour y répondre : c’est clair qu’on est pas nombreuses dans le rap, dans le Hip Hop mais on est dans un pays où on a la chance de s’exprimer. Après, c’est pas une question sur laquelle je m ‘attarde plus que ça, les gens  qui me demandent sont surpris car je reste succinte sur le sujet ; en fait, je considère que hommes et femmes sont des êtres vivants qui ouvrent leurs bouches (ou pas) donc ici qui rappent. Mon point de vue par rapport à la scène : des corps qui disent des choses, c’est un langage comme un autre et soit tu es toi même soit tu joues un personnage. Bon, j’ai pris des réflexions, d’accord, mais chaque fois, j’ai vite désarmé les conflits, les côtés machos dans ce genre de débat après c’est mon attitude. J’ai pas envie de réduire ça à une affaire de sexe, c’est comme les femmes pompiers, un exemple parmi tant d’autres… Donc je trouve que  les gens gaspillent du temps et de la salive sur le sujet… mais qu’ils se fassent plaisir, moi, je passe vite là dessus, voilà tout!

KS :Quels messages fais tu passer dans tes morceaux?

MS : Je suis dans une idée fédératrice, on est ensemble, on peut s’entre-aider pour avancer, cette envie transpire depuis quelques temps chez pas mal de gens dans leur quotidien mais tout est fait pour qu’on se jette sur des miettes et l’idée que j’ai c’est qu’il faut que tout le monde mange au sens propre comme figuré, je ne suis pas communiste mais pour moi, c’est une base dans la vie.

La vie est un jeu donc tourne pas en rond, il faut savoir être présent et avancer toujours.

Ma prise de conscience s’est faite quand je suis allée en Afrique, j’ai mesuré la différence entre nos mentalités et celle de beaucoup de gens sur le continent africain, là bas une personne croise une autre personne en galère, elle lui vient aussitôt en aide.

Après dans mon rap, je défend aussi mon beefsteak, je pense à moi-même car en réussissant je pense être à même d’aider vraiment les autres donc je suis plutôt une artiste dégagée, libre que « engagée », je fais des constats d’urgence et comme j’aurai voulu dessiner ce que j’ai vécu ou vu et que c’est pas mon truc, j’écris un peu comme on dessine, je parle de ce qui se passe près de chez moi pas frocément à 10000 km de là, je reste proche de ma réalité, de mon pouvoir d’action.

KS : Quelles sont tes principales influences?

MS : Alors, en musique : Fela Kuti, Dobé Gnahoré, Rokia Traoré, Fatoumata Diawara, Miss Elliot, M.O.P., pas mal de rap cain-ri pas trop le rap français actuel mais bien entendu la old school : IAM, Funky Family, Lunatic, NTM, Lino, Le Rat Luciano et aussi des musiques d’amérique latine, des groupes comme Compay Segundo, aussi James Brown, Macéo Parker, Roger Trouttman…

En littérature : Oscar Wild, Amadou Hampathé Bâ, Amadou Kourouma, Jacques Prévert, Jacques Brel et ses chansons.

En cinéma : les films de Pedro Almodovar, Tarantino, Kassovitz sinon je suis plutôt bon public et je n’aime pas trop les films d’horreur!

KS : Quels sont tes projets à l’heure actuelle?

MS : Il y a un EP 5 titres sorti le 17 mai 2013, en téléchargement gratuit, à titre d’apéro, de cadeau lol!

On fait bien des concerts gratuits donc… l’album en septembre mais payant cette fois.

KS : Peux tu nous donner ton point de vue sur la situation de la musique rap en

France aujourd’hui?

MS : A l’heure actuelle, il y a au moins 20 rappeurs par bâtiment et une centaine par rue sur une ville… Beaucoup de gens et de jeunes ont vu qu’on pouvait faire de l’argent en rappant mais laissent de côté les valeurs  comme le partage, la culture, les échanges, l’ouverture d’esprit et l’esprit critique. Il y a plein de choses dites dans les textes mais pas assumées, parfois les paroles sont à gerber et on s’écarte beaucoup de l’essence de la musique, je veux dire il y en a qui sont prêts à vendre leur mère pour réussir dans ce milieu et ça ressemble en plus à un grand concours d’ego assez malsain.

Pour rester vrai là dedans, soit tu restes indé mais tu ne vis pas de ta musique, ou avec difficulté, soit tu cherches à en vivre et si tu veux manger tu te retrouves vite à changer de discours et ne plus être toi même…

KS : Es tu une rappeuse féministe, une rappeuse engagée (dans une cause)?

MS : je suis une artiste dégagée comme j’ai déjà dit. Je défend tout le monde, les causes qui résonnent en moi et je n’ai aucun penchant féministe, je sais ce qui se passe, si une cause me parle, j’y vais, peu importe.

KS :Qu’est ce que te saoule chez les gens et qu’est ce que tu aimes?

MS : L’hypocrisie chez les gens, le politiquement correct, la démagogie, les collabos, ceux qui parlent car il faut bien parler me saoulent.

Pour ce que j’aime : l’honnêteté, l’authenticité, la franchise, le naturel.

KS : C’est un mode de vie pour toi le Hip Hop, la musique rap?

MS : Oui, c’est un mode de vie, on se lève, on mange, on respire, on chie Hip Hop, c’est une culture, on cultive tout le temps, on sème, on récolté lol… on vend au marché nos récoltes.

KS : Un mot à propos de l’actualité sociale, la façon dont le monde humain évolue?

MS : L’humanité n’est pas épuisée mais les civilisations commencent à l’être, le monde a le cerveau enflé!

Ben Occri dit non à cette question, si t’as le rein douloureux mais tant que ça fonctionne encore, on est encore en vie, faut pas lâcher. A chaque époque il y a des transformations.

Ce qui me gène, c’est tout ce qui a trait à la religion, à la spiritualité, à l’Islam notamment, quand l’Etat met son nez dedans, je flippe. Laissons les gens faire leur choix de vie, avec leur spiritualité.

Et puis on nous vend une crise, il ne faut pas les croire (les dirigeants et les médias), ils aiment beaucoup les points de suspension et les silences, y’a rien de plus terrible… il faut aussi ramener des solutions, positiver les choses.

KS : Le mot de la fin?

MS : On est ensemble !

Dédicaces : merci à mon label (les gens), c’est une famille. Merci aux gens d’être ce qu’ils sont; ils sont ma source d’inspiration, tous les lieux de diffusion (squats, MJC, Milieu alternatifs, salles) et aux activistes du mouvement Hip Hop et aux créateurs de liens entre les gens, à Cosmic Hip Hop !

 

 

 

 

 

 

 

 

Liens vers l’album :

http://misskaely.bandcamp.com
Twitter: @Miss_Kaely
Fbk: facebook.com/misskaely

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L’équipe de Cosmic Hip Hop – bon en fait, surtout son directeur artistique Zemar – s’est pliée en quatre pour vous faire cette offre impossible à refuser : 1 magazine + 1 sampler + 1 CD + 1 tshirt pour 25€

Une Dame de coeur, un rap au rendez vous du Hip Hop : Miss Kaely
août 25, 2013 (No Comments) by kingsiroko

A peine 14h, je suis tout juste revenu du boulot, en mode pressé et là, appels et textos se succèdent…mon invitée a de l’avance ! Ok, plutôt habitué à des retards, je saute aussitôt dans mes pompes, j’ai cleané les lieux auparavant, histoire de recevoir dans de bonnes conditions. Questions affûtées, ascenceur appelé, esprit concentré, ventre plein, c’est parti! Je me lance, direction le métro convention où je vais, d’un pas décidé, cueillir Miss Kaely, une rappeuse comme on en fait plus, avec de la hargne et du bagoût, avec du style et du flow, j’avoue être assez excité par l’interview, à vos pioches, chers lecteurs et lectrices : creusons!

La miss m’attend tranquillou et souriante et déjà sous le charme de la zone franche, je m’engage à lui tendre la parole et j’accroche la pointe de mon stylo à la feuille, one, two, three, get down!…

King Siroko (KS) : Pour commencer, une petite présentation s’impose… (d’où  tu viens? ton parcours?)

Miss Kaely (MS) : Je suis originaire du 7.8., j’ai commencé à écrire mon premier texte à l’âge de 18 ans et  à rapper à l’âge de 20 ans sur la stimulation d’un rapper à qui j’avais passé des textes pour qu’il les rappe, au final, il est revenu vers moi pour me pousser à les rapper et depuis j’ai pas arrêté. Ensuite, j’ai fait une rencontre avec le label D1 prod avec qui j’ai enregistré des maquettes dont des mixtapes postées sur le net et puis dernièrement j’ai sorti un EP en mai intitulé « On est ensemble », extrait de mon album à venir pour la rentrée 2013 Bienvenue en zone franche que je prépare et qui comporte quelques collaborations. Sinon j’ai essentiellement écumé les scènes de banlieue et Paris, animé des slams sessions et participé à des jams, open mics. J’ai toujours été en indé et je suis fière de l’être. Au fond, la musique, pour moi, c’est un partage , il y a des gens avec qui on fait un bout de chemin puis c’est tout et d’autres avec qui l’aventure dure, en tous cas, je suis heureuse d’y faire autant de rencontres.

KS : Pourquoi tu as choisi le rap comme mode d’expression (et pas le chant?)

MS : J’ai tout d’abord écrit des textes que j’ai lus à mes potes mais vite j’ai commencé à les rapper, je me suis faite avoir lol car j’ai plus jamais lâché ça! Pour moi, c’est un mode d’expression franc et comme rien n’est lisse dans la vie à mon sens, j’avais envie d’authenticité de la part des autres, ça me correspond, en fait,  je vois ça comme un art du brut et de la franchise, de l’honnêteté.

Mais je ne suis pas fermée à un style de rap saccadé, j’essaye de mettre des notes dans ma voix, de faire sentir mon intention, je veux qu’on sente l’importance du sens des mots. Finalement, on est un peu des reporters du quotidien et puis c’est aussi par rapport aux valeurs que je défend, une certaine droiture. On a la chance d’être écouté et on a chacun sa place, je me sens à ma place dans ce style et j’essaye d’apporter aux gens un décalage, une prise de recul dans leurs points de vue souvent influencés voire déformés par les médias.

KS : Pas trop dur d’être rappeuse dans ce milieu plutôt masculin? si la question ne te paraît pas abusée?

MS : Non, pas plus que ça, je te rassure, c’est pas que c’est abusé, c’est juste récurrent… La question fait partie de la pensée de Babylone System… et on me la pose tout le temps !

Pour y répondre : c’est clair qu’on est pas nombreuses dans le rap, dans le Hip Hop mais on est dans un pays où on a la chance de s’exprimer. Après, c’est pas une question sur laquelle je m ‘attarde plus que ça, les gens  qui me demandent sont surpris car je reste succinte sur le sujet ; en fait, je considère que hommes et femmes sont des êtres vivants qui ouvrent leurs bouches (ou pas) donc ici qui rappent. Mon point de vue par rapport à la scène : des corps qui disent des choses, c’est un langage comme un autre et soit tu es toi même soit tu joues un personnage. Bon, j’ai pris des réflexions, d’accord, mais chaque fois, j’ai vite désarmé les conflits, les côtés machos dans ce genre de débat après c’est mon attitude. J’ai pas envie de réduire ça à une affaire de sexe, c’est comme les femmes pompiers, un exemple parmi tant d’autres… Donc je trouve que  les gens gaspillent du temps et de la salive sur le sujet… mais qu’ils se fassent plaisir, moi, je passe vite là dessus, voilà tout!

KS :Quels messages fais tu passer dans tes morceaux?

MS : Je suis dans une idée fédératrice, on est ensemble, on peut s’entre-aider pour avancer, cette envie transpire depuis quelques temps chez pas mal de gens dans leur quotidien mais tout est fait pour qu’on se jette sur des miettes et l’idée que j’ai c’est qu’il faut que tout le monde mange au sens propre comme figuré, je ne suis pas communiste mais pour moi, c’est une base dans la vie.

La vie est un jeu donc tourne pas en rond, il faut savoir être présent et avancer toujours.

Ma prise de conscience s’est faite quand je suis allée en Afrique, j’ai mesuré la différence entre nos mentalités et celle de beaucoup de gens sur le continent africain, là bas une personne croise une autre personne en galère, elle lui vient aussitôt en aide.

Après dans mon rap, je défend aussi mon beefsteak, je pense à moi-même car en réussissant je pense être à même d’aider vraiment les autres donc je suis plutôt une artiste dégagée, libre que « engagée », je fais des constats d’urgence et comme j’aurai voulu dessiner ce que j’ai vécu ou vu et que c’est pas mon truc, j’écris un peu comme on dessine, je parle de ce qui se passe près de chez moi pas frocément à 10000 km de là, je reste proche de ma réalité, de mon pouvoir d’action.

KS : Quelles sont tes principales influences?

MS : Alors, en musique : Fela Kuti, Dobé Gnahoré, Rokia Traoré, Fatoumata Diawara, Miss Elliot, M.O.P., pas mal de rap cain-ri pas trop le rap français actuel mais bien entendu la old school : IAM, Funky Family, Lunatic, NTM, Lino, Le Rat Luciano et aussi des musiques d’amérique latine, des groupes comme Compay Segundo, aussi James Brown, Macéo Parker, Roger Trouttman…

En littérature : Oscar Wild, Amadou Hampathé Bâ, Amadou Kourouma, Jacques Prévert, Jacques Brel et ses chansons.

En cinéma : les films de Pedro Almodovar, Tarantino, Kassovitz sinon je suis plutôt bon public et je n’aime pas trop les films d’horreur!

KS : Quels sont tes projets à l’heure actuelle?

MS : Il y a un EP 5 titres sorti le 17 mai 2013, en téléchargement gratuit, à titre d’apéro, de cadeau lol!

On fait bien des concerts gratuits donc… l’album en septembre mais payant cette fois.

KS : Peux tu nous donner ton point de vue sur la situation de la musique rap en

France aujourd’hui?

MS : A l’heure actuelle, il y a au moins 20 rappeurs par bâtiment et une centaine par rue sur une ville… Beaucoup de gens et de jeunes ont vu qu’on pouvait faire de l’argent en rappant mais laissent de côté les valeurs  comme le partage, la culture, les échanges, l’ouverture d’esprit et l’esprit critique. Il y a plein de choses dites dans les textes mais pas assumées, parfois les paroles sont à gerber et on s’écarte beaucoup de l’essence de la musique, je veux dire il y en a qui sont prêts à vendre leur mère pour réussir dans ce milieu et ça ressemble en plus à un grand concours d’ego assez malsain.

Pour rester vrai là dedans, soit tu restes indé mais tu ne vis pas de ta musique, ou avec difficulté, soit tu cherches à en vivre et si tu veux manger tu te retrouves vite à changer de discours et ne plus être toi même…

KS : Es tu une rappeuse féministe, une rappeuse engagée (dans une cause)?

MS : je suis une artiste dégagée comme j’ai déjà dit. Je défend tout le monde, les causes qui résonnent en moi et je n’ai aucun penchant féministe, je sais ce qui se passe, si une cause me parle, j’y vais, peu importe.

KS :Qu’est ce que te saoule chez les gens et qu’est ce que tu aimes?

MS : L’hypocrisie chez les gens, le politiquement correct, la démagogie, les collabos, ceux qui parlent car il faut bien parler me saoulent.

Pour ce que j’aime : l’honnêteté, l’authenticité, la franchise, le naturel.

KS : C’est un mode de vie pour toi le Hip Hop, la musique rap?

MS : Oui, c’est un mode de vie, on se lève, on mange, on respire, on chie Hip Hop, c’est une culture, on cultive tout le temps, on sème, on récolté lol… on vend au marché nos récoltes.

KS : Un mot à propos de l’actualité sociale, la façon dont le monde humain évolue?

MS : L’humanité n’est pas épuisée mais les civilisations commencent à l’être, le monde a le cerveau enflé!

Ben Occri dit non à cette question, si t’as le rein douloureux mais tant que ça fonctionne encore, on est encore en vie, faut pas lâcher. A chaque époque il y a des transformations.

Ce qui me gène, c’est tout ce qui a trait à la religion, à la spiritualité, à l’Islam notamment, quand l’Etat met son nez dedans, je flippe. Laissons les gens faire leur choix de vie, avec leur spiritualité.

Et puis on nous vend une crise, il ne faut pas les croire (les dirigeants et les médias), ils aiment beaucoup les points de suspension et les silences, y’a rien de plus terrible… il faut aussi ramener des solutions, positiver les choses.

KS : Le mot de la fin?

MS : On est ensemble !

Dédicaces : merci à mon label (les gens), c’est une famille. Merci aux gens d’être ce qu’ils sont; ils sont ma source d’inspiration, tous les lieux de diffusion (squats, MJC, Milieu alternatifs, salles) et aux activistes du mouvement Hip Hop et aux créateurs de liens entre les gens, à Cosmic Hip Hop !

 

 

 

 

 

 

 

 

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Twitter: @Miss_Kaely
Fbk: facebook.com/misskaely

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