Avant-Première : Brooklyn de Pascal Tessaud présenté au Festival Ciné Banlieue !
novembre 20, 2014 (No Comments) by Blvck Zez
Babali Show, KT Gorique, et Despee Gonzales

Babali Show, KT Gorique, et Despee Gonzales

Le Festival Ciné Banlieue a l’honneur d’accueillir cette année le premier long métrage de Pascal Tessaud. Le jeune réalisateur a diffusé bon nombres de ses courts métrages dans le cadre de  ce festival qui existe depuis maintenant neuf bonnes années. Emmené par son actrice KT Gorique, le Brooklyn de Pascal Tessaud arrache la réalité aux stéréotypes généralement véhiculés sur le Rap et les quartiers. Au lieu de mettre en avant la vision fantasmée « des quartiers » où toutes les histoires finissent dans un bain de sang, Tessaud  fait le pari de l’authenticité. Le Rap n’est jamais mieux raconté que par ceux qui l’ont vécu…

Au départ, il y a une bande d’artistes très motivés et sans un sou prêts à dépenser leur temps pour le cinéma. A l’arrivée, le jeune réalisateur de Brooklyn donne une leçon de cinéma aux apprentis sorciers qui ont oublié que le septième art est avant tout chose l’art de raconter une histoire en images.

« Brooklyn » commence sur un bide…Alors la jeune rappeuse suisse décide de plier bagage de tenter sa chance en France là où personne ne la reconnaitra. Mais Brooklyn transporte une partie de ses problèmes avec elle. A Paris, elle vient avec son talent, celle d’une rappeuse à texte hors pair, qui a une grande technicité dans le flow, mais elle arrive aussi dans la capitale avec toute sa naïveté prête à être dévorer par les corbeaux qui pullulent autour d’elle. Candide mais tellement volontaire,  elle découvrira le monde du Rap underground en Seine Saint Denis. Ce monde si authentique et en même temps si glacial.

Depuis que Mathieu Kassovitz a sorti son chef d’œuvre récompensé aux Césars et Cannes, il n’est pas une année sans qu’un énième « film sur les quartiers » ne vienne interrompre le débat national pendant un court laps de temps donnant un sentiment  de communion que l’on a vite fait d’oublier. De ces quelques films sur les quartiers, on retient souvent « le film social » censé dépeindre la réalité des quartiers, le « film de gangster » plébiscité par les afficionados du genre, et enfin il y a les films sur le Rap.

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Tessaud choisit de se concentrer un temps sur le Rap, sur cette musique, qui, qu’on le veuille ou non, est le meilleur témoignage de la voix des quartiers. En suivant pas à pas, KT Gorique dans sa passion, Tessaud rend compte d’une réalité. Les meilleurs ambassadeurs du Rap ne sont peut-être pas ces multimillionnaires qui s’agitent autour de véhicules hors de prix et qui tiennent des discours souvent très limités. Le Rap existe partout dans les quartiers. Ce n’est pas le succès qui compte ici. C’est cette communion, ce dialogue intergénérationnel. Le Rap permet à Brooklyn de communiquer avec les autres et surtout de communiquer avec le monde. Tout au long du film, Pascal Tessaud à travers la voix de ces personnages rappelle que le Rap est avant tout un message.

C’est pourquoi Tessaud a choisi de s’entourer des meilleurs représentants du Rap Underground en Seine Saint Denis. Dans le premier rôle, on retrouve KT Gorique, une rappeuse suisse, qui découvre le cinéma avec Brooklyn. KT Gorique a une très belle plume, peut-être la plus belle du film, elle lâche souvent un Rap mélancolique, un Rap qui transporte, et qui reste dans tous les cas gravé dans les esprits. Despee Gonzales et Babali Show d’Ursa Major sont là pour lui donner la réplique. Les deux compères sont des monuments, et ont connu les galères du Rap Underground, bien avant que Pascal Tessaud n’ait eu le temps d’écrire son scénario. Ils sont également épaulés par Rafal Uchiwa qui représente la jeune garde du 93. Jalil Naciri et Liliane Rovère ont même deux petits rôles dans le film.

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RAFAL UCHIWA

Finalement, si ce film est réussi, c’est que chacun des participants sait exactement de quoi il parle. Ayant tous vécu le Rap d’une manière ou d’une autre, ils sont les mieux placés pour juger le Rap, ou plutôt pour se juger eux-mêmes. C’est ainsi que Brooklyn résonne comme un double message d’espoir. Il permet d’abord de comprendre que le Rap est le cri sourd qui s’échappe des tours de béton. Et que jamais il ne cessera. Ensuite, il est la preuve intangible qu’avec de la bonne volonté, réaliser son rêve est possible. Pascal Tessaud a réalisé Brooklyn en auto-production…

 

Mazdak Vafaei Shalmani

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Le Festival Ciné Banlieue a l’honneur d’accueillir cette année le premier long métrage de Pascal Tessaud. Le jeune réalisateur a diffusé bon nombres de ses courts métrages dans le cadre de  ce festival qui existe depuis maintenant neuf bonnes années. Emmené par son actrice KT Gorique, le Brooklyn de Pascal Tessaud arrache la réalité aux stéréotypes généralement véhiculés sur le Rap et les quartiers. Au lieu de mettre en avant la vision fantasmée « des quartiers » où toutes les histoires finissent dans un bain de sang, Tessaud  fait le pari de l’authenticité. Le Rap n’est jamais mieux raconté que par ceux qui l’ont vécu…

Au départ, il y a une bande d’artistes très motivés et sans un sou prêts à dépenser leur temps pour le cinéma. A l’arrivée, le jeune réalisateur de Brooklyn donne une leçon de cinéma aux apprentis sorciers qui ont oublié que le septième art est avant tout chose l’art de raconter une histoire en images.

« Brooklyn » commence sur un bide…Alors la jeune rappeuse suisse décide de plier bagage de tenter sa chance en France là où personne ne la reconnaitra. Mais Brooklyn transporte une partie de ses problèmes avec elle. A Paris, elle vient avec son talent, celle d’une rappeuse à texte hors pair, qui a une grande technicité dans le flow, mais elle arrive aussi dans la capitale avec toute sa naïveté prête à être dévorer par les corbeaux qui pullulent autour d’elle. Candide mais tellement volontaire,  elle découvrira le monde du Rap underground en Seine Saint Denis. Ce monde si authentique et en même temps si glacial.

Depuis que Mathieu Kassovitz a sorti son chef d’œuvre récompensé aux Césars et Cannes, il n’est pas une année sans qu’un énième « film sur les quartiers » ne vienne interrompre le débat national pendant un court laps de temps donnant un sentiment  de communion que l’on a vite fait d’oublier. De ces quelques films sur les quartiers, on retient souvent « le film social » censé dépeindre la réalité des quartiers, le « film de gangster » plébiscité par les afficionados du genre, et enfin il y a les films sur le Rap.

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Tessaud choisit de se concentrer un temps sur le Rap, sur cette musique, qui, qu’on le veuille ou non, est le meilleur témoignage de la voix des quartiers. En suivant pas à pas, KT Gorique dans sa passion, Tessaud rend compte d’une réalité. Les meilleurs ambassadeurs du Rap ne sont peut-être pas ces multimillionnaires qui s’agitent autour de véhicules hors de prix et qui tiennent des discours souvent très limités. Le Rap existe partout dans les quartiers. Ce n’est pas le succès qui compte ici. C’est cette communion, ce dialogue intergénérationnel. Le Rap permet à Brooklyn de communiquer avec les autres et surtout de communiquer avec le monde. Tout au long du film, Pascal Tessaud à travers la voix de ces personnages rappelle que le Rap est avant tout un message.

C’est pourquoi Tessaud a choisi de s’entourer des meilleurs représentants du Rap Underground en Seine Saint Denis. Dans le premier rôle, on retrouve KT Gorique, une rappeuse suisse, qui découvre le cinéma avec Brooklyn. KT Gorique a une très belle plume, peut-être la plus belle du film, elle lâche souvent un Rap mélancolique, un Rap qui transporte, et qui reste dans tous les cas gravé dans les esprits. Despee Gonzales et Babali Show d’Ursa Major sont là pour lui donner la réplique. Les deux compères sont des monuments, et ont connu les galères du Rap Underground, bien avant que Pascal Tessaud n’ait eu le temps d’écrire son scénario. Ils sont également épaulés par Rafal Uchiwa qui représente la jeune garde du 93. Jalil Naciri et Liliane Rovère ont même deux petits rôles dans le film.

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Finalement, si ce film est réussi, c’est que chacun des participants sait exactement de quoi il parle. Ayant tous vécu le Rap d’une manière ou d’une autre, ils sont les mieux placés pour juger le Rap, ou plutôt pour se juger eux-mêmes. C’est ainsi que Brooklyn résonne comme un double message d’espoir. Il permet d’abord de comprendre que le Rap est le cri sourd qui s’échappe des tours de béton. Et que jamais il ne cessera. Ensuite, il est la preuve intangible qu’avec de la bonne volonté, réaliser son rêve est possible. Pascal Tessaud a réalisé Brooklyn en auto-production…

 

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