New York So Fresh
avril 23, 2014 (One Comment) by Bongo


New York. Nous y voilà. Emmenée par l’équipe de Greysquare, une bande de vingt joyeux lurons débarque sur le sol américain. A peine dans le bus, on sent déjà qu’on ne va pas s’ennuyer. Au fond ça gueule du Kaaris et autres pépites de la nouvelle école.

Nous sommes à Williamsburg, un quartier au nord de Brooklyn. Station de métro la plus proche : Bedford Ave, ligne L. Nos appartements du 110th North 6th Street sont spacieux. C’est l’Amérique. Chambres de quatre, plusieurs salles-de-bain, une cuisine équipée et un grand séjour : de quoi être à l’aise et productif durant ces dix jours.

A peine posé les bagages on fonce au Mercury où se produit Ikebe Shakedown. En première partie un ensemble de cuivre vaut aussi le détour. L’un comme l’autre groupe met tellement d’énergie dans sa musique qu’on oublie le jet-lag : on se retrouve propulsés dans l’ambiance artistique new yorkaise dès le premier soir. Et c’est bon.

 

Le lendemain c’est dans un club classe que nous avons rendez-vous pour un open mic. Ici on ne s’accoude pas au bar, on se tient bien et on est poli. Les clients sont bien sapés et les femmes sont belles. Le fond de scène est en brique façon Jamel Comedy Club. Les deux animateurs, jumeaux, improvisent entre les passages et se renvoient la rime comme deux champions de ping-pong. Sur scène défilent pêle-mêle Venomous 2000, qui roule avec nous, des rappeurs, des slameurs, un sosie de Natalie Portman, un mec-pour-qui-c’est-la-première-fois, une femme qui dit des vérités et puis… nos petits Français.

Dans la bande il y a Slimane (et non pas Simone), qui part en impro, et n’oublie pas une mention pour la casquette de Badie, l’organisateur du séjour avec Sarah Godron (et pas Gordon) et Rania de Call 911. Il y a aussi Rapas et Black Adopo, plus cainris que les cainris ceux-là, qui nous offrent une performance rap+beatbox à couper le souffle. Sans oublier le discret Nowon ou encore le fanfaron Sanaï. Et enfin notre belge, notre doyen, Platoon au flow d’écorché vif. Le lendemain on remet ça pour un EOW au Pyramid Club.

En journée on fait le tour des vinyls shops où certains enrichissent leur collection tandis qu’un autre cherche désespérément le « Let’s get free » de Dead Prez… On suit aussi pour un graffiti tour un artiste local, Distoart, et sa femme, qui nous emmènent découvrir la scène street-art new yorkaise et notamment le prolifique collectif Bushwick. La visite se termine à son atelier de Jersey, un immense hangar – avec molosses aux proportions – entièrement recouvert de ses oeuvres et celles de ses potes. Son projet actuel consiste à graver sur des capots de voitures – qu’il appelle shields – des reproductions d’oeuvres classiques, et réalistes, superbement exécutées.

On passe aussi un peu de temps en studio aux côtés de PF Cuttin au Take Over. Où l’on enregistre un morceau avec Nine, un grand monsieur de l’underground local. Chacun pose un huit (et non un seize) et on a la même impression qu’avec des graffeurs sur un mur pas préparé. Sans thème commun, l’unité manque, mais chacun donne le meilleur de lui-même et c’est ce qui compte. Le beat est de Yeti, notre hongrois vivant à Londres (english only) et il tue. Et puis merde quoi, on est à New York !

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Nous sommes à Williamsburg, un quartier au nord de Brooklyn. Station de métro la plus proche : Bedford Ave, ligne L. Nos appartements du 110th North 6th Street sont spacieux. C’est l’Amérique. Chambres de quatre, plusieurs salles-de-bain, une cuisine équipée et un grand séjour : de quoi être à l’aise et productif durant ces dix jours.

A peine posé les bagages on fonce au Mercury où se produit Ikebe Shakedown. En première partie un ensemble de cuivre vaut aussi le détour. L’un comme l’autre groupe met tellement d’énergie dans sa musique qu’on oublie le jet-lag : on se retrouve propulsés dans l’ambiance artistique new yorkaise dès le premier soir. Et c’est bon.

 

Le lendemain c’est dans un club classe que nous avons rendez-vous pour un open mic. Ici on ne s’accoude pas au bar, on se tient bien et on est poli. Les clients sont bien sapés et les femmes sont belles. Le fond de scène est en brique façon Jamel Comedy Club. Les deux animateurs, jumeaux, improvisent entre les passages et se renvoient la rime comme deux champions de ping-pong. Sur scène défilent pêle-mêle Venomous 2000, qui roule avec nous, des rappeurs, des slameurs, un sosie de Natalie Portman, un mec-pour-qui-c’est-la-première-fois, une femme qui dit des vérités et puis… nos petits Français.

Dans la bande il y a Slimane (et non pas Simone), qui part en impro, et n’oublie pas une mention pour la casquette de Badie, l’organisateur du séjour avec Sarah Godron (et pas Gordon) et Rania de Call 911. Il y a aussi Rapas et Black Adopo, plus cainris que les cainris ceux-là, qui nous offrent une performance rap+beatbox à couper le souffle. Sans oublier le discret Nowon ou encore le fanfaron Sanaï. Et enfin notre belge, notre doyen, Platoon au flow d’écorché vif. Le lendemain on remet ça pour un EOW au Pyramid Club.

En journée on fait le tour des vinyls shops où certains enrichissent leur collection tandis qu’un autre cherche désespérément le « Let’s get free » de Dead Prez… On suit aussi pour un graffiti tour un artiste local, Distoart, et sa femme, qui nous emmènent découvrir la scène street-art new yorkaise et notamment le prolifique collectif Bushwick. La visite se termine à son atelier de Jersey, un immense hangar – avec molosses aux proportions – entièrement recouvert de ses oeuvres et celles de ses potes. Son projet actuel consiste à graver sur des capots de voitures – qu’il appelle shields – des reproductions d’oeuvres classiques, et réalistes, superbement exécutées.

On passe aussi un peu de temps en studio aux côtés de PF Cuttin au Take Over. Où l’on enregistre un morceau avec Nine, un grand monsieur de l’underground local. Chacun pose un huit (et non un seize) et on a la même impression qu’avec des graffeurs sur un mur pas préparé. Sans thème commun, l’unité manque, mais chacun donne le meilleur de lui-même et c’est ce qui compte. Le beat est de Yeti, notre hongrois vivant à Londres (english only) et il tue. Et puis merde quoi, on est à New York !

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